VASES DE CONTENANCE MOYENNE

 

On peut diviser en deux l'ensemble de ces vases ou fragments:

A.   - Les vases apparentés au groupe « rhodien ».

B.   - Le groupe des fabriques ioniennes indéterminées, lui-même subdivisé en plusieurs parties et comprenant:

I.             - Les vases à décor rouge ou brun sur fond clair;

II.            - Les vases à décor blanc sur fond rouge ou brun;

III.          - Les vases d'aspect brun gris, à décor noir;

IV.         -  Les vases sans décor [1]

 

A - VASES APPARENTÉS AU GROUPE « RHODIEN »

 

          Dans cette catégorie, le vase le plus fréquemment trouvé est l'œnochoé à bec trilobé. Le nombre - présumé - des amphores est faible. Ce fait n'est pas particulier à Histria, mais existe dans toute la fabrication «rhodienne» où l'œnochoé est la forme courante. L'amphore paraît être - à Histria du moins - préférée pour les vases de grande capacité, tandis que l'oenochoé est la favorite pour les vases moyens. L'hydrie est presqu'inexistante (un exemple sûr, fig. 118). Il manque également à Histria l'amphore à deux anses horizontales, forme très proche de l'hydrie, et que l'on trouve souvent à Rhodes [2] . Les seules anses de cette forme ne se rencontrent que sur un grand fragment de stamnos ( fig. 121).

 

 

I - Les amphores

 

Ces vases ont l'argile micacée semblable à celle des vases « rhodiens », une surface chamois clair, rosée, blanche ou blanc verdâtre, selon la nature de la couverte ou de l'engobe. La couleur employée est un noir brun, quelquefois mat, ou plus communément un rouge assez vif. Le décor de la panse est invariablement composé de bandes circulaires. l'épaule et le col ont des motifs qui diffèrent. Le modèle type qui nous est connu par ailleurs est composé d'un zigzag sur le col et d'un enroulement en forme d'S sur l'épaule. Il est rare jusqu'à présent à Histria, - dans cette catégorie moyenne; mais si rare qu'il soit, son existence y est impor tante pour établir le lien qui unit cette série aux grandes amphores à enroulement, précédemment étudiées, d'une part, et d'autre part à un groupe de vases déjà connus depuis longtemps. Il s'agit d'amphores trouvées à Rho­des, à Daphné et à Olbia, qui ont les ornements caractéristiques cités plus haut: zigzag du col et enroulement sur l'épaule. Ces vases ont été d'abord trouvés à Rhodes ce qui a fait croire à Furtwaengler [3] qu'ils étaient rhodiens. Mais com­me l'a montré Loeschke [4] , la présence de vases semblables à Daphné et à Olbia autorise à leur attribuer une origine milésienne ou les met tout au moins en rapport avec le commerce milésien. Depuis on en a trouvé d'autres exemplaires dans la nécropole de Camiros [5] et quelques vestiges à Histria.

D'après les fragments trouvés à Histria on peut présumer [6] a trois sortes de décor:

1.      Enroulement sur l'épaule, - pas de zigzag sur le col. Ce décor est déjà celui d'une amphore mycénienne du Musée National d'Athènes [7] .

2.      Zigzag sur le col et enroulement sur l'épaule.

3.      Zigzag sur le col et sur l'épaule.

Ce dernier semble le plus courant à Histria. Le fait, qu'il s'y rencontre mêlé à des fragments du premier et du deuxième type prouve qu'il est lié à ceux-ci. Il semble être le point terminal d'une évolution que l'on peut suivre depuis le style mycénien. Car les caractères de ce groupe de vases peuvent se résumer ainsi: un décor composé de deux éléments qui sont invariablement l'enroulement en forme d'S et le zigzag. Ils peuvent se trouver ou non réunis sur le même vase. Mais l'identité de l'argile, de la couverte ou de l'engobe, celle de la couleur employée prouvent bien que ces vases ont la même origine. Le décor en S couchés montre que la patrie de ces vases doit être cherchée dans un lien qui a conservé longtemps des traces del'influence mycénienne. Or ladernière époque mycénienne semble avoir fleuri à Milet [8] comme à Rhodes. D'autre part, le fait que les amphores trouvées à Daphné, à Olbia, à Rhodes, ont la même argile que les coupes trouvées à Naucratis dans le temple de l'Apollon des Milésiens avait déjà fait penser à Milet. Il semble donc bien que lé lieu d'origine de ces vases se trouve clans la région de Milet. Histria possède toutes les variantes de ce décor, depuis les grandes amphores à enroulement - qu'il faut de plus en plus attribuer à Milet -. jusqu'au vase plus portatif qui ne montre qu'une ligne ondulée décorant le col et l'épaule. C'est, semble-t-il, la dernière forme de ce système de décor qui dure certainement jusqu'en 525, peut-être même jusqu'à la fin du VIe Siècle. Pourquoi a-t-on trouvé plus d'amphores moyennes de ce type à Rhodes qu'à Histria ? Pourquoi ne trouve-t-on pas à Rhodes les grandes amphores à décor en S ? Pourquoi l'amphore moyenne est-elle si rare à Histria ? Question de besoins, probablement, qui im­plique moins une diversité d'origine qu'une différence de destination.

 

 

 

 

 

DESCRIPTION

 

1. - (B 1519). Fragment d'amphore ( Fig. 98).

Argile rose grisâtre, finement micacée, très cuite. Stries très apparentes. La surface est d'une couleur brun grisâtre, couleur probablement due à un commencement d'incendie. Décor en brun lustré, endommagé. Le décor parait avoir été formé de courbes en forme d'S sur l'épaule.

Diamètre approximatif: 0m 20 à 0m 22.

Trouvé en B.

 

2. - (B 1518). Idem ( Fig. 99).

Même argile, même technique, Même décor. Mais en plus de l'S habituel, des traits verticaux, probablement situés près de l'anse, vont rejoindre la bande circulaire à la limite de l'épaule et la dépassent (même principe de décor que dans les bols ioniens).

De chaque côté de la bande de l'épaule, un filet circulaire.

Diamètre probable de l'épaule: 0m 25.

Trouvé en B.

 

3. - (B 1767). Fragment d'épaule d'amphore ( Fig. 100). Argile rouge brique, très micacée, très cuite. Couverte chamois clair. Décor en rouge brun mat.

Bandes circulaires et large ligne ondulée. Large bande circulaire sous le zigzag, à la limite inférieure de l'épaule.

Ce vase, plus petit que les grandes amphores précédemment décrites, est cependant d'une contenance plus que moyenne.

Diamètre probable: 0m 30.

Trouvé en B.

 

4. - (B 1415). Fragment de col de petite amphore ou d'œnochoé ( Fig. 101).

Argile rougeâtre, micacée. Couverte brun clair, endommagée par des concrétions calcaires. Décor en rouge mat.

Deux lignes ondulées, séparées par un double filet circulaire.

Hauteur d'une zone: 0m 013.

Trouvé en C.

 

5. - (B 688). Fragment d'épaule d'amphore (?) ( Fig. 102). Argile rose vif, micacée; quelques traînées grises. La surface revêtue d'une couverte jaune rosé, très clair. Décor en noir mat (ton brun).

Col: large bande circulaire.

Épaule: zigzag; bande et filets circulaires à la limite in­férieure.

L'anse ornée d'un ruban qui pend de chaque côté assez bas sur la panse. Très belle technique.

Diamètre probable: 0m 14.

Trouvé en C.

 

 

6.-(B 1338). Fragment de col d'amphore ( Fig. 103).

Argile rose brique, micacée; une bande grise au milieu de l'é­paisseur. Couverte chamois clair, légèrement rugueuse. Décor en brun mat et en noir lustré.

Rebord: bande circulaire en noir lustré, tourné en partie au rouge.

Col: ligne ondulée; bande circulaire à la limite de l'épaule (brun mat.).

Hauteur du col: 0m 88.

Trouvé en B.

 

7. - (B 2247). Fragment d'épaule (amphore ou cenochoé?) ( Fig. 104).

Argile jaune grisâtre, micacée. Couverte de teinte un peu plus claire. Filet en relief à l'attache du-col peint en noir.

Décor en noir peu lustré (ton brun) tourné au jaune: grand enroulement en forme d'S allongé; autre enroulement vers le bas. Plus grande dimension: 0- 075.

Trouvé en B.

 

 

II. - Les œnochoés

 

Les œnochoés apparentées au style dit «rhodien» forment deux groupes, l'un comprenant des vases à embouchure trilobée, l'autre des vases à embouchure ronde.

 

1.   - ŒNOCHOÉ S À BEC TRILOBÉ

 

Dans ces exemplaires l'argile est d'un rose teinté de gris; elle est parfois plus grise, parfois plus rose, mais toujours de nature semblable. L'engobe est chamois, ivoire ou blanc rosé. La forme est presque toujours la même: embouchure à trois lobes, anse bifide, rarement trifide, parfois plate et relevée sur les bords [9] . La panse est large et trapue, le pied court et annulaire. Le col et la panse sont ornés de raies ou bandes circu­laires. Le décor ne varie que sur l'épaule. Le motif le plus

couramment employé est la rosace ponctuée du type semblable à celle des bols (voir plus haut, p. 48, fig. 18). Parfois des arêtes séparent les rosaces. Parfois aussi les arêtes existent seules, pleines ou indiquées par deux traits; dans quelques cas de gros points les séparent.

L'œnochoé à décor de rosaces ponctuées n'est pas particulière à Histria. On la trouve à Rhodes, notamment à Camiros [10] . Le motif de la rosace ponctuée existe également à Samos sur une amphore [11] , mais ne paraît pas y être courant. Par contre, il semble être vrai­ment chez lui à Histria. Ce type de décor n'est pas signalé à Vroulia, ce qui ne peut être une question de date, mais plutôt d'origine ou de choix. En effet, il est déjà en vogue au début du Vle siècle, où il va de pair avec celui des bols à rosaces de points. Il dure pendant tout le siècle. On serait tenté de penser à un décor utilisé spécialement par une seule fabrique localisée près de Milet. Mais ce motif, par sa simplicité même, est souvent employé à l'époque orientalisante [12] . L'existence d'une fabrique est donc possible, mais elle ne prouve pas que le décor n'était pas utilisé ailleurs.

Les œnochoé à décor d'arêtes nous mènent à l'œnochoé à décor en métope, avec protomé d'animal, de style dit « camiréen ».

Elles en sont le modèle simple [13] . Même forme, même technique, même coloris. Les premières ne diffèrent de la seconde que par la présence de la métope sur l'épaule, à la face antérieure du vase. On voit que ces vases sont de la même famille et sortent sans doute des mêmes ateliers qui exécutaient un décor plus ou moins riche selon les possibilités d'achat de la clientèle.

 

 

DESCRIPTION

 

8. - (B 2246 bis). Œnochoé d bec trilobé ( Fig. 105).

Argile blanc jaunâtre micacée. Stries de polissage très apparentes. L'extérieur paraît simplement poli. Décor en vernis noir, peu lustré, tourné au jaune par places.

Col: deux filets circulaires.

Épaule: décor formé de deux S couchés, dont l'un paraît se terminer en tête d'animal.

Panse: deux filets circulaires à la limite de l'épaule et de la panse.

Diam. max.: 0m13. Hauteur max.: 0m 16.

Trouvé dans le dépôt a. Décor analogue: Clara Rhodos, IV, fig. 408, n° 12553.

 

 

9. - (B 2250). Idem ( Fig. 106).

Argile rosée, micacée. Anse bifide. Le dessous du pied plat. Couverte jaune rosé (endommagée). Décor en noir peu lustré, tourné en partie au rouge.

Bandes et filets circulaires.

L'embouchure et le dessous du pied noirs.

Hauteur avec l'anse: 0m 2.3.

Trouvé en B.

 

 

GROUPE PARTICULIER

 

Selon que l'on regarde le décor en lui-même (simple décor linéaire ou géométrique) ou la manière dont il s'apparente à celui des œnochoé camiréennes à protomés, on considérera ces vases ou comme simplement ioniens, ou comme plus spécialement ca­miréens. J'incline à prendre ce dernier parti, et à placer à part les nos 14, 15 et 16, qui pourraient appartenir au groupe d'Euphorbos (nos 14 et 16, fig. 111 et 113) ou même au style de Fikellura (n° 15, fig. 112).

 

10. - (B 693). Œnochoé ( Fig. 107).

Argile rougeâtre. Couverte chamois. Décor en noir peu lustré tourné par endroits au brun sombre.

Col: quatre filets circulaires en vernis noir. Épaule: deux filets circulaires.

Panse: deux bandes circulaires à la partie supérieure, dont une est à cheval sur l'épaule. Au milieu filet circulaire. À la partie inférieure, dépassant en partie sur le pied, bande de vernis.

Hauteur actuelle : 0m 210.

Diam. max.: 0m 195.

Trouvé en B.

 

11. -(B 1292). Idem ( Fig. 108).

Même argile, même technique. Même décor.

Hauteur sans l'anse: 0m 21.

Trouvé en B.

 

12. - (B 2241). Fragment d'œnochoé (embouchure et anse) Fig. 109).

Argile rougeâtre, micacée, fine et bien cuite. Mince engobe blanc rosé, très endommagé, devenu grisâtre.

Décor en noir tourné au brun rouge

Embouchure: large bande extérieure.

Col: minces filets circulaires. Anse: plate et bifide; traits perpendiculaires à l'attache.

Épaule: arêtes lancéolées, dessinées au trait.

Épaule et panse: deux filets circulaires.

Diam. de l'embouchure (en largeur): 0m 085.

Épaisseur: 0m 004.

Trouvé en B.

13. - (B 2285). Œnochoe.' (Fi g. 110).

Argile rouge rosé vif, fine, dure, non micacée, recouverte d'un mince engobe blanc rosé. Embouchure trilobée. Décor en noir presque mat, tourné uniformément au rouge.

Embouchure: une bande à la partie supérieure de l'intérieur. Les trois lobes rouges.

Col.: deux bandes circulaires.

Épaule: rosaces ponctuées. Ruban près de l'anse.

Panse: bandes circulaires. Diam. max.: 0m 19. Trouvé en B, dépôt a.

 

14. - (B 1402). Idem ( Fig. 111). Cette œnochoé est remarquable par la finesse de l'argile, sa couleur rose assez vif, le poli de la surface (couverte d'un rose clair), la netteté de sa technique. Sa forme est également plus élégante.

La peinture est en rouge assez clair, d'un ton uni.

Même décor que précédemment. Hauteur sans l'anse: 0m 20.

Trouvé en B, a.

 

15.-(B 1317). Idem ( Fig. 112).

Argile rose violacée, très cuite, micacée. Surface recouverte d'un engobe blanc grisâtre. Un filet saillant à la base du col. Anse bifide. Décor en noir peu lustré.

Bandes circulaires à la base du col et sur la panse. Rosaces ponctuées sur l'épaule. Trois bandes horizontales sur l'anse, près de l'attache inférieure.

Hauteur probable du vase sous l'anse: 0m 23. Trouvé en B, dépôt a.

L'engobe et l'argile rappellent beaucoup ceux des vases du style de Fikellura.

 

16. - (B 2264). Œnochoé ( Fig. 113).

Appartenant à une série de vases dont l'argile, de couleur rosée, a un ton particulièrement vif et soutenu.

Argile très légèrement micacée, très fine, homogène, bien cuite. L'argile, rose à l'intérieur, prend à l'extérieur une chaude couleur jaune rosé tirant sur le chamois, due probablement à une mince couverte. Stries de polissage visibles. Embouchure trilobée; anse plate.

Décor en brun violacé d'une couleur uniforme, très peu lustré. Ce ton est voulu et ne parait pas être le noir. Embouchure: recouverte de vernis, avec bande réservée à la partie inférieure.

Mince filet circulaire à l'attache de l'épaule. Épaule: arêtes lancéolées entre deux filets circulaires. Points jetés au hasard entre les arêtes.

La panse paraît avoir été entièrement couverte du même vernis épais et brun violacé.

Le pied petit, légèrement mouluré (non représenté); le dessous du pied plat, réservé, sans aucune marque.

Décor: ruban médian se terminant en pointe. Diamètre de l'embouchure: 0m 68 (en largeur). Largeur de l'anse: 0m 032.

Diamètre du pied: 0m 095. Diamètre de l'épaule: 0m 18. Épaisseur: 0m 005.

Hauteur probable: 0m 255 -0m 28. Trouvé en B.

 

Autres techniques

 

17.-(B 1330). Embouchure d'œnochoé ( Fig. 114).

Argile rougeâtre, micacée, très cuite. Engobe blanc rosé, micacé. Décor en noir lustré, tournant du brun au jaune. bandes circulaires rectilignes et ondulées.

Hauteur du col: 0m 10.

Trouvé en B.

 

18.-(B 2335). Fragment d'anse d'œnochoé ( Fig. 115). Argile rougeâtre à traînées grises, micacée. Couverte chamois clair. Décor en noir peu lustré. L'anse est plate, ornée de bandes horizontales.

Largeur de l'anse: 0m 035.

Trouvé en C.

 

 

2. - ŒNOCHOÉS DE LA FORME DITE OLPÉ

 

Quelques vases et un grand nombre de fragments montrent l'exi­stence à Histria de la petite œnochoé de forme particulière qui est connue à l'époque classique sous le nom d'olpé. Elle est ca ractérisée par l'absence d'épaule ou si l'on veut par la ligne continue qui unit le col à la panse. Ces œnochoés ont généralement l'embou­chure ronde, très rarement trilobée. L'anse est parfois surélevée.

L'existence de ces deux formes d'anses ( fig. 116 a et 117) côte à côte à Théra, dans la nécropole de Selladi, ainsi qu'à Histria, indiquent bien qu'elles sont contemporaines. Il existe également à Histria une série recouverte d'un engobe blanc épais et à décor rouge (orange ou rouge vif), qui doit être considérée comme naucratite.

Quelques-unes de ces œnochoé atteignent une certaine élé­gance de formes. L'argile a parfois une finesse rappelant la pâte en «coquille d'oeuf ». Il est évident que cette catégorie comprend des vases de luxe, avec ou sans engobe, mais de technique et de forme très soignée. Tel est le vase de notre pl. VII, n° 7: pâte fine, engobe blanc crémeux, filets oranges, ensemble léger et élégant. Un fragment, malheureusement très petit et à cause de cela impubliable, a une pâte fine, orange. Il est sans engobe, mais de surface finement lustrée. Ce qui reste de courbe montre qu'il était aussi pur de lignes que sobre d'aspect.

La masse des fragments de cette catégorie trouvée à Histria est beaucoup plus commune. L'argile micacée, l'engobe, quand il existe, le lustre noir tournant au brun et au rouge, sont ceux de la catégorie dite «rhodienne ». Ils ont dû être fabriqués dans tout le monde ionien.

Le décor simple est composé de quelques bandes circulaires, dont une sur le bord de l'embouchure. La seule particularité réside dans la présence d'un ruban qui descend de l'anse vers la panse. Tous les vases ne l'ont pas. Mais il suffit qu'il existe sur un certain nombre de ces vases pour les rattacher aux grandes amphores précédemment décrites et affirmer plus étroitement leur origine grecque orientale.

La diversité de technique des fragments d'Histria prouve qu'ils ont pu être fabriqués en plusieurs lieux du monde ionien. Le n° 18, p. 309, est probablement naucratite et a été trouvé avec des fragments du même style, tandis que sur un fragment non publié l'engobe blanc et le rouge rappellent plutôt celui de Fikellura. Ce qui revient à dire que cette forme de vase a été en usage dans tous les styles. Ils paraissent provenir des ateliers de Rhodes, de Milet, ainsi que de ceux d'où sont sortis les vases du style de Naucratis et de Fikellura

Il y a d'ailleurs déjà longtemps que l'on a remarqué l'origine mycénienne de l'olpé à bouche ronde [14] . A cette filiation elles doivent évidemment le ruban tombant de l'anse. C'est pourquoi aussi on est sûr de les retrouver là où se sont conservées le mieux les influences mycéniennes: à Rhodes et sinon à Milet même, du moins dans les colonies de Milet et dans les ports soumis à son influence. On les rencontre:

Pour Rhodes: à Vroulia [15] ,

            à lalysos [16] , où l'on trouve toutes les variantes de la forme,

            à Lindos [17] , forme avec embouchure légèrement trilobée.

Pour la zone d'influence de Milet: à Naucratis [18] ,

            en Russie Méridionale, visibles au Musée d'Odessa [19] ,

            à Histria.

On peut ajouter au groupement a rhodien «les trouvailles»:

            de Théra [20] ,

            de l'Héraion de Samos [21] .

            de l'Héraion de Délos [22]

            d'Olynthe [23] ,

            de Marseille [24] ,

Cette liste qui n'a pas la prétention d'être exhaustive montre déjà une belle aire d'extension. Si nous regardons maintenant du côté de la Grèce continentale nous verrons que cette catégorie s'y rencontre également. Athènes connaît la forme ancienne de la petite œnochoé, semblable à notre fig. 116 a: un exemplaire au Musée du Céramique, un autre au Musée National provenant d'un tombeau du vieux Phalère [25] , ont une belle technique, parois fines, argile à surface orangée, beau lustre noir. La seconde a, paraît-il, été trouvée avec des vases de style proto-attique. Est-ce l'indication qu'il faut accepter l'existence de ces petits vases en Attique vers le VllIe siècle? Le fait n'a rien d'impossible, étant donné l'ancienneté de la forme. Mais tous les exemplaires cités précédemment s'échelonnent entre le milieu du VIle siècle et la fin du VIe siècle avant notre ère. C'est d'ailleurs l'époque où cette forme connaît un renouveau de faveur. Dès la fin du VIIe siècle, Corinthe l'adopte, en évase l'embouchure et en fait l'œnochoé caractéristique du style corinthien [26] . Les céramistes attiques l'agrandissent et en tirent des chefs d'oeuvre. Elle est employée avec prédilection par le potier Amasis [27] et elle se prête aux dernières compositions de la figure noire [28] . Plus tardivement encore, une olpé à bouche ronde, sans décor, et cependant signée par le potier Lysias (Λυσίας μ ́έποίεσεν) [29] , montre qu'on avait agrandi ces vases jusqu'à la contenance d'un demi-choux (1 1 62). Elle prouve aussi que l'élégance de leur forme, déjà sensible dans les petites œnochoé, s'était conservée et enrichie jusqu'à permettre au potier de signer un vase dont l'unique attrait venait de la pureté des lignes.

 

 

DESCRIPTION

 

DESCRIPTION ŒNOCHOÉ A ENGOBE BLANC

 

Ce vase n'est noté ici que pour mémoire. Il est décrit avec les vases du style de Naucratis, auquel il appartient (voir p. 309, n° 17). Il est le seul fragment publié de ce groupe. D'autres fragments de même technique et non naucratites prouvent que cette technique était assez fréquente.

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ŒNOCHOÉS SANS ENGOBE

 

19. - (B. 1024). Petite œnochoé à embouchaare ronde et sans pied ( Fig. 116 a).

Argile très impure, micacée, d'un brun orangé. Surface rougeâtre. Anse unie, plate, surélevée. Vernis noir à reflets métalliques re­couvrant une partie de l'anse, l'intérieur de l'embouchure, l'embouchure et une partie de l'épaule. Le reste du vase réservé. Hauteur (sans anse) : 0m 076. Diam. max.: 0m 054. Trouvé en C.

 

20. - (B 1023). Idem ( Fig. 116 c). Embouchure et anse endommagées; réparé.

Argile fine jaune rosé. Surface rose clair. Anse unie. Décor linéaire en noir peu lustré, passé au brun et au rouge.

Le plat de l'embouchure noir. Sur l'anse, bande noire.

Panse: bandes circulaires; stries très visibles du tour sur la partie inférieure.

Hauteur (sans anse): 0m 123. Diam. max.: 0m 071. Trouvé en C.

 

21. - (B 1025). Idem ( Fig. 116 b).

Endommagé; parties manquantes: bord de l'embouchure et l'anse. Anse unie.

Argile fine rose orangé. Surface rose clair. Décor linéaire en noir lustré passé presque complètement au brun clair.

Le plat de l'embouchure noir.

Panse: bandes circulaires noires, rapidement tracées, déter­minant soit des bandes soit des filets.

Ruban vertical noir pendant de l'attache inférieure de l'anse. (Quelquefois la fantaisie de l'artiste lui fait prolonger le coup de pinceau. Il en résulte un décor très spécifiquement rhodien).

Dans l'ensemble travail hâtif, mais forme assez élégante. Hauteur (sans anse): 0m 160.

Diam. max.: 0m 083. Trouvé en C.

 

22. - (B. 1928). Idem ( Fig. 117).

Argile rougeâtre, fine, légèrement micacée. Décor en noir passé au rouge. Doubles filets circulaires sur l'épaule, et bandes circulaires sur la panse. Bande sur l'anse se terminant en ruban sur la panse. Hauteur: 0m 07.

Trouvé en B.

 

 

B. - FABRIQUES IONIENNES INDÉTERMINÉES

 

I. Décor rouge ou brun sur fond clair (avec ou sans engobe)

 

            Un certain. nombre de fragments montrent l'existence de cette catégorie que nous retrouverons également dans les coupes ioniennes. Quelques-uns ont un engobe remarquable par sa blancheur, son épaisseur et son lustre posé sur une argile rose pâle; la couleur employée pour le décor est un rouge vif. La qualité de l'engobe fait supposer que ces tessons pourraient être d'origine lydienne [30] , ou d'une fabrique ionienne influencée par la Lydie (des fragments de technique semblable ont été trouvés, paraît-il, à Ephèse) [31] .

On trouve encore les techniques suivantes:

1. Fragment d'une argile rouge à noyau gris bleu, micacée, recouverte d'un engobe blanc verdâtre épais, où les marques du pinceau se voient nettement. Le décort est formé d'un double filet brun rougeâtre. Ces fragments sont pour cette catégorie le pendant des grandes amphores déjà signalées.

2. Un fragment d'argile rouge grisâtre, recouverte d'un engobe ivoire, orné de bandes circulaires de couleur: brun noir, orangé et blanc, montrant une recherche in­tentionnelle de gaie polychromie.

3. Une série de fragments d'une argile blanc grisâtre qui paraît simplement polie, à décor d'un noir brun tournant presque complètement au jaune. L'argile pâle, de mauvaise qualité, ne permet pas une technique soignée. Le noir, à cause de l'argile sans doute, prend un ton jaune peu plaisant. L'atelier qui, à la fin du VIIe siècle, a utilisé cette technique, fabriquait des amphores, des oenochoes et de petits récipients creux. Les fragments se trouvent surtout dans les couches profondes, - il en existe dans le dépôt a. On ne les rencontre plus à partir du Ve siècle.

 

 

FRAGMENT DE STAMNOS

 

Au groupe à décor rouge sur fond clair appartient également la partie supérieure d'un stamnos: col, épaules et anse, qui a été découverte dans les couches pro­fondes, en bonne compagnie «rhodienne». L'argile, la couverte, la couleur semblent être celles de ce dernier groupe. Mais le décor, en traits ondulés verticaux, est inhabituel quoiqu'il s'explique très bien comme une survivance de la tradition géométrique. On peut tenir compte aussi de la fantaisie individuelle du décorateur qui n'a peut-être pensé qu'à se servir d'un décor facile et qui s'exécutait rapidement. Il est certainement apparenté au groupe « rhodien» [32] . Il est intéressant de constater que cette forme à deux anses rondes, qui est celle du stamnos attique, a l'air parfaitement à sa place en Ionie. L'existence du stamnos de style à figures noires nous prouve qu'elle était employée en Attique à peu près à la même époque. D'ailleurs il n'est pas étonnant de la rencontrer dans le monde grec à l'époque archaïque, puisqu'on en trouve déjà

les éléments caractéristiques dans le style mycénien (col court et évasé, épaules larges, anses rondes) [33] . Les Attiques ont allongé cette forme et placé les anses plus bas, et il est probable que notre vase complet avait des proportions analogues à celles du stamnos n° 252 de la Bibliothèque Nationale [34] .

 

 

II. - Décor blanc sur fond rouge ou brun

 

Dans ces fragments qui sont assez nombreux l'engobe joue un rôle important puisqu'il est destiné à créer un contraste avec le blanc (lu décor. Il arrive parfois qu'il est réduit à n'être qu'une mince couverte d'argile fine lorsque la terre du vase est d'un rouge clair; dans ce cas, le lustre donné à la couverte avive encore cette teinte et produit un effet satisfaisant. Mais la plupart du temps on emploie un engobe assez épais qui varie du brun violacé au rouge vif. Cet engobe paraît être souvent le noir habituel amené volontairement au rouge. Parfois aussi il est fait d'une matière d'une toute autre- nature, épaisse et grumeleuse.

Ce décor n'est employé que pour les amphores et les œnochoés. Il ne. se rencontre pas sur les récipients creux, coupes ou plats.

Notons que sur un col, probablement d'amphore, dont l'argile est de couleur brique, très cuite et micacée, on trouve un zigzag incisé (non figuré). La situle décrite précédemment ( fig. 96, p. 143)

nous a déjà montré l'emploi de ce motif qui doit être courant. Je signale ici ce fragment, parce que je crois que les incisions étaient remplies d'une matière blanche, comme pour la situle, donnant ainsi l'aspect d'un décor blanc sur fond clair.

 

 

III. -- Fragments d'aspect brun gris [35] à décor noir

 

L'argile gris brun constitue la matière de beaucoup de fragments. La plupart sont sans décor. D'autres ont des bandes circulaires. L'un d'entre eux ( fig. 126 a), appartenant au col d'une amphore, est fait d'une argile très cuite, gris rougeâtre, avec les stries très apparentes et revêtu d'une mince couverte brun gris; le décor en noir lustré est une sorte de virgule dans laquelle on doit reconnaître vraisemblement un gauche essai de représenter un en­roulement. Les vases de ce genre sont certainement originaires de la Grèce orientale; mais ils ne font pas partie du groupe «rhodien».

 

DESCRIPTION

 

I - Vases à décor rouge ou brun sur fond clair

 

            23. - (B 3086). Petite hydrie ( Fig. 118).

Argile rosée, à traînées grises, micacée. Couverte chamois clair. Décor en rouge assez clair, mat. Anses coudées.

Sur l'épaule quatre languettes (?). Large bande circulaire en haut de la panse.

Hauteur probable: 0m10.

La restitution du col est très approximative; le dessin d'après Boehlau, pl. III, fig. 4. L'embouchure pourrait aussi bien être trilobée.

Trouvé en B.

 

24. -(B 1126). Amphore ( Fig. 118).

Argile rose violacé, micacée, contenant quelques particules grises, mais très homogène dans l'ensemble. Engobe brun clair. Filet saillant à la base du col. Anse plate (non figurée) avec une cannelure à la base. Décor en noir lustré (ton brun). Retouches blanches.

Points alternativement noirs et blancs à la base du col. L'épaule sans décor. Bandes circulaires à la courbure et sur la panse.

Diamètre (à la base de l'épaule): 0m 22. Trouvé en B.

Une amphore qui, d'après la description, paraît analogue à la nôtre, a été trouvée dans la nécropole d'Ialysos: Clara Rhodos, III, fig. 172 (sép. CLXXVIII).

25. -(B 1231). Fragment d'hydrie (?) ( Fig. 120). Argile rougeâtre, peu micacée. Surface rugueuse et endommagée. Une anse plate. Fabrication grossière. Décor en noir peu lustré. Bandes circulaires. Traces d'un décor ou d'une marque sur le col. Pourrait être d'une époque plus tardive.

Diamètre probable: 0m 06. Trouvé en C.

26. - (B 3067), Fragment d'embouchure de siamnos ( Fig. 121). Argile rougeâtre, fine, contenant de petites particules de mica. Stries très apparentes. Couverte rouge orangé. Deux anses rondes. Décor en noir lustré tournant au rouge, en couche mince faisant des stries.

Embouchure: le dessus et l'extérieur noirs.

Bande circulaire sur l'épaule. Décor en filets ondulés verti­caux par groupes de sept entre deux bandes circulaires. Anses noires; le dessous réservé.

Diamètre intérieur de l'embouchure: 0m 11. Diamètre max.: 0m 25.

Épaisseur: 0m 04 à 0m 06. Diamètre de l'anse: 0m 02. `Trouvé en B.

 

II. - Vases à décor blanc sur fond brun ou rouge

 

27. - (B 4019). Embouchure d'amphore ( Fig. 122 et 123).

Argile ocrée, teinte rosée, micacée. Anse double et ronde. Surface revêtue d'un épais engobe brun un peu violacé, à reflets métalliques. Retouches blanches.

Filet circulaire en blanc au-dessus de l'anse. La fig. 122 offre la reconstitution de l'embouchure avant qu'elle ne fût complétée par des fragments trouvés depuis et visibles fig. 123.

Diamètre de l'embouchure: 0m 14. Trouvé en B, dépôt a.

 

28. - (B 3015). Fragment d'amphore ou hydrie ( Fig. 124).

Ce fragment est ici en raison de sa technique particulière. La surface est recouverte d'un engobe épais et lustré d'un brun uniforme, assez clair. Sur le rouge, un décor blanc grisâtre: ligne ondulée entre deux bandes circulaires.

Hauteur de la bande: 0m 02. Trouvé en B.

 

29. -(B 1236 ter). (Enochoé ( Fig. 125 et pl. VI1, n° 5). Argile rougeâtre, fine, micacée. La surface revêtue d'un vernis rouge brun, peut-être lustré, qui paraît être le noir tourné au rouge. Décor en blanc épais.

Col: ligne ondulée entre des bandes circulaires. Le reste du vase orné de bandes circulaires. Un fragment en couleurs, pl. VII, n° 5. Hauteur probable: 0m 15.

Trouvé en B.

 

 

III. - Vases d'aspect brun gris à décor noir

 

Catégorie qui paraît avoir été largement utilisée à Histria au début du VIe siècle. Nous ne donnons ici que trois fragments. 30. - (B 876, 879, 1698). Cols d'amphore ( Fig. 126).

Dans la photographie le fragment a est le seul qui appartienne à notre groupe et dont nous nous occupons.

L'argile très cuite, rose violacé, légèrement micacée. Stries du tour très apparentes. Couverte chamois devenue grisâtre. Décor en noir peu lustré.

Le décor de a est l'enroulement en forme d'S couché habituel, mais dégénéré. L'aspect du fragment est étrange. Il paraît à peine grec.

Hauteur du fragment a: 0m 06. Trouvé en B.

Les fragments b et c ont une argile rougeâtre, une couverte jaune clair friable, un décor en noir peu lustré.

 

 

IV. - Vases sans décor

 

31.-(B 916). Embouchure d'amphore ( Fig. 127).

Argile rose foncé, micacée. Surface jaune rosé. Stries du tour très apparentes.

Diamètre de l'embouchure: 0m 14.

La forme évasée de l'embouchure est caractéristique au VIe siècle. Formes analogues dans Boehlau, p. 34, fig. 21, et dans Thera, II, p. 127, fig. 34.

Trouvé en B.

 

32. - (B 1610, 1611). Embouchures moulurées ( Fig. 128). Dans ce groupe dont deux fragments sont seuls représentés ici, l'argile fine, très cuite, légèrement micacée, va du rouge brique au rose violacé. L'emploi d'un engobe ivoire, fin, solide et légèrement lustré, est de règle. Une de ces embouchures a une bande noire dans l'intérieur. Il existe un fragment portant les traces d'une bande circulaire sur le bord de l'embouchure. Certains spécimens portent un trou de suspension.

Diamètre probable de ces embouchures: 0m 14. Trouvé en B.

Probablement dernière moitié du VIe siècle.

 

33. - (B 2228). Grand fragment de vase en forme d'askos ( Fig. 129). Argile rouge brique avec trainées grises, micacée, peu homogène et très cuite; surface brun rougeâtre. Une seule anse ronde. Le rebord de l'embouchure plat, d'une netteté rigide. Le vase n'est pas rond. Très renflé vers l'anse et sur les côtés, il ressemble à un grand askos.

Marque au pouce, sous l'anse (voir chap. V II, p. 228 et fig. 200). Diamètre maximum: 0m 13.

Diamètre intérieur de l'embouchure: 0m 098. Diamètre de l'anse: 0m 02.

Épaisseur de l'argile: 0m 003 à 0m 005 sur la panse. Trouvé en B.

 

 

C. - COUPES EN FORME D'ÉCUELLES ET ASSIETTES DE POTERIE COURANTE IONIENNE

 

Cette catégorie comprend un ensemble de petits récipients creux: coupes sans pied, plus ou moins profondes, tasses et assiettes. Ils ont le fond clair, avec ou sans engobe. Le décor est noir, brun ou rouge et se compose de bandes circulaires. C'est par exception que deux coupes ont un ornement bizarre en forme de T ( fig. 144). J'ai déjà signalé la richesse des formes que l'on trouve à Histria dans ce groupe. Mais si variées qu'elles soient, la tasse un peu profonde, à une anse que l'on trouve par exemple à Samos [36] manque complètement ici. On ne rencontre que la tasse en forme de coupe ( fig. 132), dont il existe également des exemplaires à Samos, à Rhodes et à Naucratis [37] (temple de Héra et d'Aphrodite).

C'est le modèle courant, que l'on trouve à peu près dans tous les lieux du monde antique.

Les récipients en forme d'écuelle se rencontrent eux aussi un peu partout (voir par exemple ceux trouvés à Théra [38] et à Samos [39] ). Leur existence à Histria est donc naturelle et n'offre aucun intérêt particulier.

Il n'en est pas de même en ce qui concerne certaines coupes à rebord extérieur oblique. Cette forme qui était considérée comme hellénistique, se trouve déjà dans les couches profondes, mêlée à nos fragments archaïques. La technique de ces coupes confirme leur datation ancienne. On en trouve d'ailleurs également à Vroulia [40] , ce qui est un autre indice d'archaïsme (de 650 à 560 environ).

Parmi les formes plates que l'on peut comparer à des assiettes, et qui probablement en tenaient lieu, une d'entre elles offre un intérêt particulier. C'est l'assiette à fond creusé en forme de cou­pelle. Le profil montre une ligne en pente, obliquant du bord vers le centre. La forme est connue sous le nom de u Fischteller » [41] . Elle est courante à l'époque hellénistique, où on la rencontre un peu partout, depuis Histria jusqu'en Provence [42] . Mais, à ma connaissance tout au moins, il n'en est fait nulle part mention à la période archaïque. Histria comble cette lacune. D'ailleurs il est logique de penser que cette forme si commode, dont nous nous servirions encore aisément, existait très anciennement. Elle doit être originaire d'un pays où le poisson est la principale nourriture, et comme telle pourrait bien être crétoise en dernière analyse. Une différent existe cependant entre la forme archaïque et la forme hellénisti­que. Les bords de la dernière sont lourds et retombants (tandis que ceux de la première sont beaucoup moins accentués) et sont de même nature que ceux des vases contemporains. Il est tout naturel que l'époque hellé­nistique qui remet en valeur tant de motifs oubliés ait donné un dernier lustre à cette forme de plat dont la découverte à Histria nous révèle le long passé grec oriental.

 

 

DESCRIPTION

 

1.- Fragments d'assiettes

 

            1.- (B 1780 c). Fragment de coupe plate ou d'assiette ( Fig. 130 a et b; profil, fig. 159, n° 21).

Argile rosée à trainées grises, micacée. Surface extérieure brun clair (peut-être une couverte). Décor en noir peu lustré, tournant au brun. Retouches blanches.

Extérieur: trois filets circulaires en noir jauni. Une croix peinte en rouge mat avant la cuisson.

Rebord: couvert de vernis noir.

Intérieur: couvert de vernis noir, mince et peu lustré. Décor en retouches blanches. Un filet circulaire en peinture blanche près du rebord; trois filets vers le centre.

Diamètre probable: 0m 240. Épaisseur: 0m 003.

Trouvé en B.

 

2. - (B 747). Fragment d'assiette à centre creux ( Fig. 131; profil, fig. 159, n° 25).

Argile rosée micacée, à traînées grises. Surface jaune clair, probablement une mince couverte. Décor en noir mince, en partie brun, lustré, à reflets métalliques.

Extérieur: trace de noir jauni près du centre. (Pied noir?). Le reste sans décor.

Intérieur: bandes et filets circulaires; le creux recouvert de vernis noir.

Épaisseur: 0m 004. Trouvé en B.

Cette forme dont le centre se creuse en forme de coupelle devient courante au IVe siècle (voir Technau, p. 46, fig. 35). Elle est rare jusqu'à présenta l'époque archaïque.

 

II. - Tasses, bols et coupes

 

3. - (B 2432). Tasse à une anse ( Fig. 132).

Argile jaunâtre, traînées grises, légèrement micacée. Surface in­térieure recouverte d'un mince engobe jaunâtre. Décor en noir peu lustré (ton brun).

Rebord: bande circulaire en noir peu lustré. Extérieur: sans décor.

Intérieur: deux bandes circulaires et point central. Hauteur: 0m 04.

Diamètre: 0m 13. Trouvé en C.

Forme semblable dans Bcehlau, pl. VIII,

1. Formes analogues: Lindos, pl. 124, nr. 2586; Clara Rhodos, III, pl. 1 CCXX, 8, et CCXXII, 1; Technau, p. 36, fig. 28, 1.

 

4. - (B 1245). Idem ( Fig. 133 a et 134 b).

Argile fine, jaune orangé. Même surface. Décor en noir tourné au brun. Retouches de rouge violacé.

Le rebord noir.

Intérieur: bande circulaire rouge entre deux bandes noires. Point noir au centre.

L'extérieur sans décor. Hauteur: 0m 04.

Diamètre maximum: 0m 128. Trouvé en C.

 

5. - (B 1929). Idem ( Fig. 133 b et 134 a).

Argile très dure rougeâtre, contenant des traces de mica. Anse coudée, horizontale. L'intérieur et l'extérieur, à l'exception d'une zone supérieure, recouverts d'un mince engobe rouge brique clair (ou vernis mat léger). Décor en noir lustré, passé au rouge brun et au rouge foncé.

Extérieur: sans décor.

Intérieur: deux bandes circulaires de noir (tourné au rouge foncé).

Sur le bord du vase et sur l'extérieur de l'anse, noir mince à reflets métalliques.

Hauteur: 0m 036.

Diamètre maximum: 0m 098. Trouvé en C.

 

6. - (B 570). Coupe profonde à rebord (Fig. 135).

Argile rosée à traînées grises, très micacée et finement. Surface soigneusement polie. Décor en rouge presque complètement mat. Extérieur: bande circulaire sur le rebord extérieur; le reste sans décor.

Intérieur: large bande circulaire près du rebord; une autre près du centre.

Épaisseur: 0m 01.

Diamètre probable: près du bord, 0m 23 ; près de la base, 0m 32. Trouvé en C.

 

7. - (B 1669). Fragment de coupe ( Fig. 136 et 137).

Argile rosée, fine, légèrement micacée, bien cuite et légère. Stries très apparentes. L'intérieur paraît revêtu d'une mince couverte chamois, légèrement rosée. Décor en vernis rouge et en vernis noir lustré.

L'extérieur sans décor.

Intérieur: près du bord, large bande en vernis rouge.

Rebord: le plat recouvert de deux bandes circulaires en vernis noir; entre elles et près du bord intérieur, filet et bande circulaire réservés.

Diamètre approximatif: 0m 126. Trouvé en A.

 

8. - (B 1926). Fragment de petite coupe sans rebord et sans pied ( Fig. 138 et 139).

Argile rosée, fine, légèrement micacée, à traînées grises. Stries très apparentes. Décor intérieur en noir tourné au rouge. L'extérieur sans décor.

Intérieur: bandes et filets circulaires; au centre large cercle formant médaillon.

Bord: bande circulaire sur le plat et dans l'intérieur. Hauteur: 0m 032.

Diamètre: 0m 10. Trouvé en B. Profil analogue: Technau, fig. 21, 7.

 

9. - (B 2079). Fragment de petite coupe ( Fig. 140 et 141). Argile rose, fine, à traînées grises, légèrement micacée. Stries très apparentes. Décor en vernis rouge lustré. L'extérieur sans décor. Bande et filet circulaires; cercle central formant médaillon. Hauteur: 0m 025.

Diamètre: 0m 070. Trouvé en B.

 

10. - (B 1779 c). Fragment de coupe ( Fig. 142 et 143). Argile jaune rosé, pâle, très micacée. Même surface. Décor en rouge brun mat, hâtivement posé, mal réparti; mauvais travail.

Extérieur: large bande circulaire ondulée à la partie supé­rieure; vers le bas, motif en forme de nceud.

Intérieur: recouvert grossièrement de vernis rouge. Hauteur: 0m 045.

Diamètre approximatif: 0m 150.

Cette pièce et la suivante paraissent provenir d'une même fabrique d'un style très particulier. Un profil analogue dans Technau, fig. 26, 1.

Trouvé en C.

 

11. (B 1779 b). Idem ( Fig. 144 et 145).

Argile rouge à traînées grises, micacée. Surface extérieure et intérieure revêtues d'une couverte d'un blanc crémeux. Décor en vernis rouge grenat.

Extérieur: bande circulaire près du rebord, d'où pendent vers le bas des motifs en forme d'antre ou de T renversés; bande circulaire autour du pied.

Intérieur: recouvert d'un mince vernis rouge mat; une bande réservée près du rebord.

Hauteur: 0m 005. Diamètre: 0m 150. Trouvé en C.

 

12. - (B 1080). Grande coupe profonde sans pied ( Fig. 146 b et 147).

Argile rosée à traînées grises, légèrement micacée. Stries très apparentes à la surface extérieure. Deux trous de suspension près du rebord. Traces d'attache d'une anse. L'intérieur. revêtu d'une mince couverte. Décor en noir mince, lustré, à reflets métalliques.

Intérieur: bandes et filets circulaires; un cercle central déterminant un médaillon.

Profil en dessin. L'intérieur seul est photographié.

Bord: sur le plat et de chaque côté, intérieur et extérieur, bande circulaire noire.

Hauteur: 0m 057. Diamètre: 0m 170. Trouvé en C.

 

13. - (B. 1979 b). Idem ( Fig. 146 a, 148 et 149).

Argile rosée, à traînées grises, micacée. Stries très apparentes. La surface intérieure revêtue d'une mince couverte jaune rosé, très micacée. Décor intérieur en vernis rouge. L'extérieur sans décor.

Intérieur: deux bandes circulaires; au centre, mince cercle déterminant un médaillon.

Bord: le plat recouvert d'une bande en vernis rouge. Hauteur: 0- 085.

Diamètre: 0m 184. Trouvé en C.

 

14. - (B 3021). Coupe profonde en forme d'écuelle sans anse ( Fig. 150).

Argile rougeâtre, dure, finement micacée. Stries très appa­rentes. Le rebord aplati s'incurve dans l'intérieur. Sur la surface extérieure, une couverte gris jaunâtre très micacée.

Intérieur: recouvert d'un très mince vernis noir, tourné aux rouge.

Sur le rebord, bande circulaire en vernis noir. Pied annulaire, légèrement mouluré, sans décor. Sur la panse, graffite incisé: la cuisson près du bord.

Hauteur et diamètre: 0m 085 et 0m 18. Diamètre du pied: 0m 17.

Trouvé en B.

 

15. -(B 2209). Fragment de coupe à rebord oblique ( Fig. 151 et 152).

Argile fine, rosée, à traînées grises, légèrement micacée. Stries très apparentes à l'extèrieur. Rebord plat, obliquant à l'extérieur, percé de deux trous de suspension. Pied plat et mince, à centre légèrement ombiliqué. Surface extérieure revêtue d'une mince couverte brun orangé, légèrement lustrée. L'extérieur sans lustre ni couverte. Décor en noir lustré tourné au rouge par places.

Intérieur: près du bord, large bande circulaire; au centre, large cercle formant médaillon.

Plat du rebord: recouvert de vernis rouge; au milieu, bande circulaire réservée.

Extérieur: traces d'une marque faite après la cuisson et en partie disparue.

Hauteur: 0m 03. Diamètre: 0m 105. Trouvé en B.

 

16. -(B 1140). Coupelle sans anse à rebord oblique ( Fig. 153 et 154).

Argile jaune rosé, légèrement micacée. Traînées grises. Décor en noir peu lustré, tourné complètement au rouge brun clair. Rebord: bande circulaire; deux trous de suspension. Extérieur: bande circulaire polie à la partie inférieure. Intérieur: bandes et filets circulaires.

Hauteur: 0m 031. Diamètre: 0m 1.45. Trouvé en B.

 

 

1. - AUTRES PROFILS DE COUPES À REBORD OBLIQUE

 

On a groupé fig. 155 les profils de six des formes les plus caractéristiques qui vont du rebord à surface convexe, presque horizontal, au rebord oblique et incurvé. Ils ont dû être fabriqués à la fin du VIIe et pendant la plus grande partie du VIe siècles. La dernière forme (n° 6 de la fig. 155) est plus tardive. Il est difficile de lui assigner une date. Elle est certainement postérieure au VIe siècle, peut-être même de beaucoup.

On trouve en effet des formes analogues, mais non identiques, datant du IVe siècle et de l'époque hellénistique dans Technau, fig. 33, nos 3, 4, 5, 6. Si le profil du rebord est sensiblement le même le pied est plus dégagé que dans les nôtres. La forme varie donc peu depuis le VIIe siècle jusqu'à l'époque hellénistique.

 

 

2. - DESCRIPTION DE LA FIG. 155

 

17. -(B 1089). Coupe à rebord oblique ( Fig. 155, 1).

Argile rosée, légèrement micacée. Couverte jaune brun très clair. Deux trous de suspension dans le plat du rebord. Décor en noir peu lustré tournant au jaune. Large bande circulaire sur le plat du rebord.

Intérieur: bande circulaire près du rebord, puis deux filets circulaires. L'extérieur sans décor.

Hauteur: 0m 04. Diamètre: 0m 11. Trouvé en B.

 

18. -(B 1081). Idem ( Fig. 155, 2).

Argile rosée, finement micacée. Décor en noir lustré appliqué en couche très mince.

Décor: deux bandes circulaires sur le rebord; entre elles, une bande réservée.

Intérieur: large bande réservée. L'extérieur sans décor.

Diamètre probable: 0m 11.

Trouvé en B.

19. - (B 1085). Idem ( Fig. 155, 3.)

Argile rose rougeâtre avec quelques traînées grises, finement micacée. Couverte chamois. Décor en noir très lustré.

Rebord: deux bandes circulaires; entre elles, filet réservé. Technique très fine.

Intérieur: bande circulaire près du rebord. Diamètre approximatif: 0m 10.

Hauteur: 0m 03. Trouvé en B.

 

20. -(B 1095). Idem ( Fig. 155, 4).            . Argile rose clair à traînées grises, finement micacée. Décor en rouge lustré de teinte unie (peut-être le noir).

Rebord: bande et filet circulaires; entre eux, bande réservée. Intérieur: large bande circulaire près du rebord. L'extérieur sans décor.

Diamètre probable: 0m 10. Trouvé en B.

 

21 - (B 2747). Idem ( Fig. 155, 5).

Même argile, même technique, même couverte. Décor en noir peu lustré devenu rouge.

Rebord: bande (extérieur) et filet (intérieur) circulaires. Intérieur: bande circulaire près du rebord. Un cercle au centre. L'extérieur sans décor.

Hauteur: 0m 035. Diamètre: 0m 105. Trouvé en C.

Forme semblable: Vroulia, pl. 27, 1.

 

22. -(B. 2798). Idem ( Fig. 155, 6).

Argile rouge brique dure, épaisse, de même ton à l'intérieur qu'à l'extérieur.

Décor en noir mat, qui paraît fumigé plutôt que lustré.

Le décor noir ne couvre que le rebord (face supérieure et in­férieure). Le reste est sans décor.

Hauteur: 0m 035. Diamètre: 0m 12. Trouvé en B.

Cette pièce a été placée ici par assimilation. Je ne la crois pas «rhodienne » archaïque, mais sensiblement plus tardive, quoique toujours de fabrication grecque orientale. On verra la légère différence dans le profil du rebord.

 

 

III. - Fragments divers

 

23. -(B 2451). Fragment de pyxis (?) ( Fig. 156 et 159, n° 26). Rebord fait pour un couvercle (voir le profil). Argile rougeâtre. Couverte jaunâtre. Décor en noir peu lustré, tournant au brun (la pièce a subi extérieurement un commencement d'incendie. Extérieur: zigzag ondulé et bande circulaire. Intérieur: noir épais devenu rouge.

Largeur de la bande supérieure: 0m 029. Trouvé en B.

 

24. - (B 1818). Couvercle de pyxis ou de brûle-parfums ( Fig. 157 et 158).

Argile rose à traînées grises, fine, micacée. Stries très apparen­tes. Le bouton a été perforé avant la cuisson, - peut-être pour laisser échapper une fumée odorante. À la surface extérieure, couverte blanc rosé. Décor formé de bandes circulaires (une sur le plat du bouton) en rouge (ton uni et lustré).

Diamètre: 0m 09.

Diamètre et hauteur du bouton: 0m 02 et 0m 01. Trouvé en C.

Les descriptions qui suivent concernent les vases dont les profils sont reproduits fig. 159. Ils sont approximativement grou­pés d'après la forme de leur rebord. Ils ont été trouvés un peu partout dans les fouilles et sont, quelle que soit leur différence d'aspect, d'une technique soignée. Parmi eux, les nos 14, 15, 17, desquels on peut rapprocher le n° 2 de la figure 155, pourraient appartenir à la même fabrique, la forme étant variable, mais la technique identique (décor rouge, deux bandes circulaires sur le plat du rebord, laissant entre elles une bande réservée, emploi partiel de l'engobe blanc).

D'autres utilisent à la fois le relief et le décor peint, procédé assez fréquent chez les céramistes ioniens.

Les profils nos 21, 25, 26 appartiennent à des fragments décrits plus haut (nos 1, 2, 23). Exception faite des nos 12 (analogue dans Technau, Beilage XII, 2) et 27 (ibidem, fig. 33, 8, rebord ana logue, mais hellénistique), les formes ne correspondent pas à celles trouvées à Samos et reproduites par Technau.

 

25.-(B 2465). Fragment de coupe ( Fig. 159, n° 1).

Argile rouge rose foncé, légèrement micacée à traînées grises. Engobe blanc épais, très micacé (mica jaune). Décor en noir lustré, tourné au rouge orange.

Intérieur: bandes et un filet circulaire.

Extérieur: trois bandes circulaires, régulièrement espacées. Diamètre probable: 0m 18.

 

26. - (B 2468). Idem ( Fig. 159, n° 2).

Même argile (mica blanc), même technique, même décor. Intérieur: bandes et filets circulaires.

Extérieur: bandes circulaires régulièrement espacées. Diamètre: 0- 18.

 

27. - (B 3011). Idem ( Fig. 159, n° 3).

Même argile, même technique. L'engobe blanc < épais n'est posé que dans l'intérieur. Décor en brun ou rouge grenat qui ne daraît pas être le noir lustré habituel. Retouches de blanc.

Intérieur: larges bandes circulaires (rouge brun) sur le mi­lieu desquelles on a tracé un ruban en retouches blanches. Extérieur: bande circulaire près du bord et près du centre (rouge peu lustré).

Diamètre probable: 0m 16.

 

28. - (B 3013). Idem (Fig. 159, n° 4).

Argile rosée. Même technique. Décor en rouge assez clair. Couverte jaune rosé.

Intérieur: large bande près du bord; filets circulaires vers le centre.

L'extérieur sans décor. Diamètre probable: 0m 16.

29. - (B 3012). Idem (Fig. 159, n° 5).

Même argile, même technique. Même décor rouge clair.

Le rebord est orné d'une bande circulaire, le reste sans décor. Diamètre probable: 0m 14.

30. - (B 3014). Idem (Fig. 159, n° 6).

Même argile. Même technique. Même décor rouge clair. Une bande circulaire sur le rebord. Le reste sans décor.

 

31. - (B 2257). Idem (Fig. 159, n° 7).

Argile rougeâtre, dure et très cuite. Couverte brun clair. Décor en noir devenu rouge brun lustré, à reflets métalliques.

Profil mouluré.

Intérieur: bandes circulaires. Le plat du rebord réservé. Extérieur: bandes sous le rebord; le reste sans décor. Diamètre probable: 0m 14.

 

32. - (B 2251). Idem (Fig. 159, n° 8).

Argile grisâtre, Engobe blanchâtre, légèrement micacé. Dé­cor en noir lustré, tourné au brun: bandes circulaires sur le rebord et dans l'intérieur déterminant entre elles des filets ré­servés.

Diamètre probable: 0m 14.

33. - (B 2258). Idem (Fig. 159, n° 9).

Argile rosée à traînées grises. Couverte chamois. Décor en noir peu lustré, devenu rouge brun. Bandes circulaires sur le rebord, à l'intérieur; une à l'extérieur, sous le rebord.

Diamètre probable: 0m 20.

 

34. - (B 2259). Idem (Fig. 159, n 10).

Argile rose orangé, nombreuses traînées grises. Engobe jaune rosé. Décor: une bande en noir (ton brun) peu lustré sur le plat du rebord.

Diamètre probable: 0-16.

 

35.-(B 2260). Idem (Fig. 159, n° 11).

Argile rose clair; quelques traînées grises. Engobe jaune crème. Deux trous de suspension près du bord.

Décor en noir peu lustré tourné au brun et au rouge. Rebord: deux filets circulaires; entre eux, bande réservée. Intérieur: bandes circulaires, dont une paraît avoir des retouches de rouge.

Diamètre probable: 0m 14.

 

36. - (B 2435). Coupelle avec petite anse (Fig. 159, n° 12). L'anse est un ruban de pâte, coudé et collé au rebord.

Même argile que précédemment. Décor en noir tourné au rouge. Extérieur: bande circulaire rouge.

L'intérieur recouvert de noir devenu rouge brun. Diamètre probable: 0m 23.

Anse et rebord analogues dans Technau, Beilage XII, 2.

 

37. - (B 2261). Coupe à rebord droit (Fig. 159, n° 13). Argile rose orangé, fine légèrement micacée. Couverte de même einte, très micacée. Décor en noir tourné au rouge brun. Rebord: deux bandes circulaires; entre elles, bande réservée. Intérieur: même bande près du rebord.

Diamètre probable: 0m 13.

 

38. - (B 2565). Idem (Fig. 159, n° 14).

Même argile, très micacée. Engobe blanc jaunâtre, dans l'inté­rieur seulement. Décor en noir (.?) devenu rouge vif (teinte unie).

Rebord: deux bandes rouges; entre elles, bande réservée. Intérieur: bandes et filets circulaires.

Extérieur: une bande circulaire à la courbure. Diamètre probable: 0m 14.

 

39. - (B 2262). Idem (Fig.            159, n° 15).

Même argile. Engobe blanc, à l'intérieur seulement. Décor en noir peu lustré, tourné au brun et au rouge.

Rebord: large bande circulaire ne laissant qu'un filet réservé vers l'extérieur.

Intérieur: bandes circulaires.

Extérieur: large bande (rouge) sous le rebord. Diamètre probable: 0m 14.

 

40. -(B. 2263). Idem (Fig. 159, n° 16).

Même argile. Couverte jaune rosé. Décor en rouge grenat (transformation du noir?).

Intérieur: deux bandes circulaires.

Extérieur: bande sur la partie externe du rebord et à la courbure. Diamètre probable: 0m 16.

 

41. - (B 2254). Idem (Fig. 159, n° 17).

Même argile. Engobe blanc rosé sur la surface interne. Décor en rouge vif.

Rebord: deux filets circulaires; entre eux, large bande réservée. Intérieur: bandes circulaires.

Extérieur: une bande circulaire sur la partie externe du rebord. Diamètre probable: 0m 14.

 

42. - (B 2265). Coupe profonde (Fig. 159, n° 18).

Argile rougeâtre, dure et très cuite. Surface jaune rosé (pro­bablement une couverte). Décor en noir lustré, tourné au brun. Décor dans l'intérieur: près du bord, bande et filet circulaires; un autre filet circulaire vers le centre.

L'extérieur et le plat du rebord sans décor. Diamètre probable: 0m 20.

 

43: -(B 1628). Coupe (Fig. 159, n° 19).

Argile rose, fine, légèrement micacée. Décor en noir très lustré (ton brun). Retouches de rouge et de blanc.

L'intérieur en noir lustré: un filet circulaire blanc; en bas, bande circulaire de rouge vineux entre deux filets blancs.

Le rebord noir. L'extérieur réservé; filet circulaire et filet blanc près du rebord; deux bandes circulaires.

Diamètre probable: 0m 10.

 

 

44.-(B 804). Idem (Fig. 159, n° 20).

Même argile. Traces d'un mince engobe blanc à la surface. Décor en noir lustré, tourné au brun et au jaune.

Intérieur: bandes circulaires, dont une large près du rebord. Extérieur: large bande sous le rebord.

Diamètre probable: 0m 112.

 

45. - Fig. 159, n° 21, est décrit p. 190, n° 1. 46. - (B 805). Grande coupe (Fig. 157, n° 22).

Argile rose, fine, très cuite. Décor limité au rebord (intérieur et extérieur) en noir lustré, tourné au brun rouge.

Diamètre probable: 0m 21.

 

47. - (B 2515). Ecuelle (Fig. 159, n° 23).

Argile blanc jaunâtre, friable, micacée. Sans couverte ni engobe. Décor en noir peu lustré, tourné au brun et au jaune. Deux cercles incisés sur le rebord extérieur; le reste peint (plat du rebord, une large bande à l'intérieur, près du rebord, et trois bandes à l'extérieur).

Diamètre: 0m 16.

 

48. - (B 806). Coupe plate ou assiette (Fig. 159, n° 24). Argile rosée, très micacée, à traînées grises. Engobe jaune clair sur les deux faces. Décor en rouge vif (teinte unie) peu lustré.

Décor: bandes circulaires: sur le plat du rebord et à l'intérieur près du rebord.

Extérieur: trois filets circulaires. Diamètre probable: 0m 16.

 

49. - Fig. 159, n° 25, est décrit dans le texte, au n° 2, p. 192.

 

50. - Fig. 159, n° 26, est décrit dans le texte, au n° 23, p. 199.

 

51. - (B 807). Petite coupe (Fig. 159, n° 27).

Argile jaune grisâtre, micacée. Double technique: peinture et relief. Décor en noir lustré, tourné en partie au brun. Retouches rouges et blanches. Deux trous de suspension.

Le plat du rebord orné de cannelures recouvertes de peinture noire. Dans le creux, traces de peinture blanche par-dessus le noir. L'intérieur en noir peu lustré; près du rebord, bande circulaire pol chrome (blanc-rouge-blanc).

Extérieur: bande circulaire noire au-dessous du rebord.

Diamètre probable: 0m 11.

Rebord à cannelures analogue, mais d'époque hellénistique, dans Technau, fig. 33, 8.

 

 

 

D. - LES VASES-COURONNES

 

Les débris d'un certain nombre de ces petits vases d'une forme si particulière ont été trouvés au temple B et dans la partie la plus profonde de la fouille, ce qui prouve qu'ils sont contemporains des premiers temps de la ville. M. Charles Dugas a montré que ces petits récipients étaient le vase à parfums rhodo-ionien par excellence [43] . Ils s'offrent de préférence aux déesses. Leur présence en B, s'ajoutant à d'autres indices [44] , confirme une fois de plus que le culte d'une déesse était allié à celui d'un dieu dans ce sanctuaire.

Á l'abondance relative des vases-couronnes s'opposent à Histria la rareté des aryballes corinthiens, l'absence complète jusqu'à présent de l'aryballe rhodien [45] et de l'alabastre corinthien. C'est l'indice qu'à la fin du VIIe et au début du VIe siècles on offrait aux déesses d'Histria presque exclusivement des vases à parfums de cette forme. Dès la seconde moitié du VIe siècle, ils sont remplacés par le lécythe à figures noires de style attique.

La forme est restée très proche du prototype mycénien [46] . Entre les deux possibilités qu'offrait le type en couronne, les Mycéniens et les Ioniens ont surtout employé la couronne horizontale [47] , les Corinthiens la couronne dressée verticalement avec l'adjonction d'un petit pied [48] . Mais les Ioniens ont rétréci la courbure de la couronne, réduisant à l'extrême le vide central. Ils ont en même temps élevé la couronne et allongé l'anse qui se termine sur l'autre bord. Il en résulte un ensemble qui tient à la fois du vase,, à étrier par l'embouchure et la forme de l'anse, et de l'aryballe ionien par la rondeur de l'ensemble. D'ailleurs la proportion entre les éléments du vase est variable: le col est plus ou moins haut, la couronne plus ou moins volumineuse. Il arrive même que certains spécimens à couronne plus plate et à diamètre plus large rappellent de très près la forme mycénienne [49] .

L'argile est celle des vases « rhodiens »: un fragment montre un noyau gris dans une épaisseur de pâte qui ne dépasse pas quatre millimètres. Quelques fragments sont recouverts d'un engobe blanc grisâtre; la majorité montre le fond d'argile claire.

Le décor est le plus souvent linéaire ne comprenant que des bandes, sauf sur deux fragments où l'on voit apparaître le triangle quadrillé et un décor de traits parallèles obliques, comme sur certains exemplaires de Délos [50] .

Les exemplaires de Délos, si semblables aux nôtres, sont considérés par M. Charles Dugas comme nettement rhodo-ioniens. Je suis du même avis, avec une restriction cependant.

Nous avons vu plus haut à propos de certaines eenochoés (p. 159) qu'elles se relient au style «rhodien» et spécialement au style camiréen. Il en est de même des vases-couronnes. Nous n'avons pas à Histria le décor qui permet de les classer avec certitude dans la catégorie « rhodienne » mais il existe à Délos [51] . Or, si nous faisons entrer les vases couronnes d' Histria dans la catégorie «rhodienne», il faut y intégrer également tous les vases qui sont apparentés à cette catégorie. En particulier, la série d'oenochoés à bandes circulaires ou à rosaces ponctuées y entre de plein droit. À Histria, la nécessité de cette adjonction ne fait aucun doute. Mais, en attendant des confirmations venues d'ailleurs, il paraît plus sage de maintenir tous ces groupes dans leur position d'attente.

 

 

DESCRIPTION

 

1. - (B 1838). Vase-couronne (Fig. 160).

Argile rosée, micacée. Mince couverte jaune rosé. Décor en noir lustré, tourné complètement au rouge. L'embouchure et le dessus de l'anse jusqu'à la courbure sont couverts de vernis rouge. Sur la couronne, large bande circulaire à la partie supérieure; vers le bas, filet et bande circulaires.

Hauteur: 0m 09. Diamètre max.: 0m 09. Trouvé en B.

Comme on le voit d'après les dimensions, ce vase est d'une forme très ramassée, aussi large que haut, à anse courte.

 

2. - (B 1167). Idem (Fig. 161 et 162). Fragment de 1a couronne.

Argile rouge clair d'un ton vif, à traînées grises, légèrement mica­cée. Couverte micacée, assez mince, de couleur chamois clair. Décor en noir lustré, tourné au rouge vif. L'ornementation est composée d'une bande de triangles quadrillés entre deux filets circulaires. Diamètre probable du vase: 0m 085.

Trouvé en B.

Mêmes motifs d'ornementation sur des vases de Délos, voir Délos, XVII, pl. XLVIII, n° 47 et 48.

 

3. - (B 1992). Idem (Fig. 163 et 164).

Partie supérieure du vase: col, anse et une partie de la couronne.

Argile rosée, à nombreuses traînées grises, très finement mi­cacée. Couverte chamois, assez épaisse, beaucoup moins micacée que l'argile. Décor en noir lustré.

Embouchure: traits parallèles obliques. Col: deux bandes horizontales.

Anse: groupes de trois traits parallèles.

La couronne devait être ornée de bandes et de filets circulaires (on a les restes du filet supérieur).

Même type de décor à Délos. Cf. Délos, fasc. X, pl. XVI, n° 80, pl. XVII, n 82 b, 93, 95; fasc. XVII, pl. XLVIII, n° 52-53. Diamètre probable: 0m 09. Hauteur du col: 0m 045. Trouvé en B.

 

4. - (B 1998). Idem (Fig. 165 et 166).

Argile rougeâtre, micacée. Couverte chamois clair. Décor en noir tourné complètement au rouge.

Embouchure: recouverte de vernis.

Panse: bandes et filets circulaires. Retouche de peinture plus épaisse sur la partie supérieure de la couronne, sur la partie inférieure du col.

Diamètre probable: 0m 085. Hauteur probable: 0m 09. Trouvé en B.

 

5. -(B 1962). Idem (Fig. 167).

Même argile, même couverte, même décor. Diamètre probable: 0m 09. Trouvé en B.

 

 

Remarques sur quelques fragments non publiés

 

Nous avons déjà parlé précédemment d'une argile à noyau gris à propos d'un fragment de cette catégorie. Signalons encore une argile gris rosé, à décor en noir lustré, une argile rose d'une finesse extrême et un fragment en pur bucchero, trouvé dans le dépôt a (cf. Appendice VII, p. 359). Une grande variété dans les dimensions est également à noter. Un col dont l'embouchure a 0m 025 de diamètre prouve qu'il s'agissait ici d'un vase miniature. Il devait avoir de cinq à six centimètres de hauteur tandis qu'un autre, d'un diamètre approximatif de douze centimètres, indique un récipient beaucoup plus grand (Voir dans le fascicule XVII de Délos, déjà cité, à la planche XLVIII, le même contraste entre les vases 58 et 59. On les fabriquait de toutes tailles et pour toutes les bourses).

 

 

 



[1] Il va sans dire que ces divisions sont provisoires parce, que certains vases, lorsque mieux connus, iront rejoindre le groupe a rhodien s qui me paraît devoir s'étendre, tandis que d'autres seront certainement assimilés ultérieurement à des fabriques nouvellement découvertes. En particulier, les vases sans décor ne sont peut-être tels que sur la partie qui nous reste.

[2] Clara Rhodos, III, pl. III, tombeaux CXI, LXXXI. Kinch, Vroulia, pl. 29 f.

[3] Jahrbuch, 1886, p. 146.

[4] Jahrbuch, 1891, Archüol. Anz., col. 18.

[5] Clara Rhodos, IV, fig. 13 (tombe 111, 12.069) ; fig. 121 (tombe XXXVII n° 13.140) ; fig. 174 (tombe LXXII, n° 12.846); fig. 201 (tombe LXXXVI, n° 13.216).

[6] Aucun des vases de cette catégorie n'ayant été trouvé entier, je ne peux me baser que sur une sorte de synthèse des éléments dont l'existence est constatée. C'est pour la même raison que la figuration est réduite, les motifs se répétant à satiété.

[7] Athènes, Musée National, n° 3758; Wide, Jahrbuch, 1900, p. 50, fig. 104.

[8] Ch. Dugas, Les vases « rhodiens-géométriques », p. 515.

[9] Cette dernière forme, empruntée à la technique du métal, est couramment employée au Vie siècle, surtout pour les anses des petits vases: cyathes, tasses, eenochoés à bouche ronde (E. Pottier, Vases antiques du Louvre, 2e série, pl. 76: F 153, F 161).

[10] Clara-Rhorlos, VI -VII, fig. 127, n° 14.030 Trouvé à Camiros (Checrasi).

[11] Boehlau, pl. VI, n° 4.

[12] Décor du plat de Samos, Technau, Beilage XV, 2. On le trouve également en usage dans le style archaïque des Cyclades (Délos, fasc. XVII, pl. XXXIV et XXXV, 3 et 5) influencé par l'Ionie, et dans les styles de Naucratis et de Fikellura.

[13] Comparer les figures 107 et 108 à l'œnochoé camiréenne, chap. VIII, p. 261, fig. 230 et 231. Voir également dans Vroulia, p. 208, fig. 92, et dans Clara Rhodos, VI-VII, fig. 96, le même type d'œnochoé à protomé encadré d'arêtes.

[14] E. Pottier, Catalogue des vases du Louvre, III, 1928, p. 723, et Appendice, p. XXIII, du même volume.

[15] Vroulia, pl. 26, 14, 18 a-b, et p. 154-155.

[16] Clara Rhodos, III pl. III: notamment les exemplaires provenant des tombeaux LXIX, CLXXVII et fig. 187.

[17] Ch. Blinkenberg, Lindos, pl. 123, 2565.

[18] Naucratis, II, pl. IX, 5.

[19] D'après Vroulia, p. 155.

[20] Thera, II, p. 21, fig. 30 a et b (haut. 0m 09 et 0m 10) provenant de la nécropole de Sellada.

[21] Technau, p. 132, fig. 82.

[22] Délos, X, pl. XXXVII, n° 133. L'auteur pense à une provenance crétoise. Mais en plus de la forme, le fait que le noir passé au rouge de la surface présente un «aspect nuancé qui est vraisemblablement intentionnel» pourrait être l'indice d'une fabrication ionienne (Description n° 60 du texte).

[23] Robinson, Excavations at Olynthus, part V, pl. 39, p. 73; pl. 35, p. 62 et p. 63 (Pre-Persian pottery), et pl. 39, P 73. Ce dernier déjà reconnu par l'auteur comme étant une importation (p. 43). On pourrait y joindre les deux premiers.

[24] Vasseur, pl. IX, nos 2 et 3.

[25] Sans numéro. Se trouve dans la première salle à droite de l'entrée, première vitrine à gauche.

[26] H. Payne, Necrocorinthia, pl. 21, 1.

[27] E. Pottier, Catalogue des vases du Louvre, III, p. 725, F 30.

[28] Ibidem, p. 804, et Vases antiques du Louvre, II, pl. 85, F. 323-325, F. 334 - 338.

[29] E. Pottier, Catalogue des vases du Louvre, III, p. 805, F 339

[30] D. G. Hogarth, Pottery of Asia Minor, dans CVA, Classif. n° 7, p. 5.

[31] D. G. Hogarth, lieu cité: «...possibly some of this ware is of actual lonian fabric (fragment were found at Ephesus)… » Je ne sais si les fragments dont parle l'auteur de la classification sont ceux qui ont été décrits et publiés par C. Smith dans la publication sur les fouilles d'Ephèse (D. G. Hogarth, Excavations ai Ephesus, p. 215 et suiv.). Je dois remarquer que les fragments reproduits en couleurs dans la planche XLIX du même ouvrage, ont une technique différente de celle dont. je parle ici.

[32] Il existe un décor approchant sur une coupe à pied haut, de forme camiréenne, trouvée à Samos. Technau, p. 32 (fig. 24, n° 1).

[33] Cf. CVA, Copenhague, fasc. 1, pl. 46, n° 1.

[34] De Ridder, Catalogue des vases de la Bibliothèque Nationale, p. 159, 252 et pl. VI; CVA, Bibliothèque Nationale, fasc. 2, pl. 77, nos 1 et 2,

[35] Probablement cette couleur « drab » ou « greyish drab » qui est celle d'un grand nombre de vases trouvés à Naucratis. Cf. Naucratis, I, p. 18.

[36] Technau, pl. XVIII, 2 et 3, fig. 25, p. 33.

[37] Ibidem, fig. 28, 1, p. 36. Bœhlau, pl. VIII, fig. 1. Pour Rhodes, voir Clara Rhodos,  III (Ialysos), pl. CCXX, 8; CLXIV, 3; CCXXVI, 4, et notamment CCXXII, 1,' dont. la technique est tout à fait analogue à celle d'Histria. Voir aussi Naucratis, Il, p. 61.

[38] Dragendorff, Thera, 11, tombeau 66, fig. 176.

[39] Technau, fig. 26, 1, 2, 3. 4, p. 34-, fig. 27, 35, 1, p. 35.

[40] Vroulia, pl. 27, 1.

[41] Technau, fig. 35, p. 46.

[42] CVA, Collection Mouret, Fouilles d'Ensérune, pl. 22, n° 45.

[43] Délos, fasc. X, p. 34. On y trouvera également une courte bibliographie du sujet.

[44] Cf. Appendice IV et XVI.

[45] Voir, pour cette forme longue de l'aryballe, Délos, fasc. X, pl. XV (toute la planche, sauf le n° 61) ; fasc. XVII, pl. XLIX, n° 60 à 63.

[46] CVA, Copenhague, fasc. 1, pl. 46, n° 9.

[47] Par « Ioniens b j'entends surtout les ateliers de la région de Milet, car, si l'on en juge d'après les trouvailles de Vroulia, les Rhodiens ont préféré le type vertical. Cf. Vroulia, p. 45-46, fig. 18, 19, 20.

[48] CVA, Bibliothèque Nationale, fasc. 1, pl. 14, nos 1 à 4, 9, 10, 14 à 16. Payne, Necrocorinthia, p. 313, fig. 155.

[49] Délos, XVII, pl. XLVIII, n° 48.

[50] Délos, X, pl. XVII, n° 95-96; XVII, pl. XLVIII, n° 47-48.

[51] Délos, X, pl. XVII: le n' 92 avec décor de palmettes; fasc XVII, pl. XLVIII: le n° 50 avec le motif de la tresse, le n° 54 avec le lotus renversé, le n° 55 avec l'oiseau.